LA GONORRHÉE (la blennorragie)

LA GONORRHÉE (la blennorragie)

LA GONORRHÉE (la blennorragie)

On dit que « le sexe guérit tout » ! Malheureusement, la notion elle-même est plutôt métaphorique, parce qu’en réalité, les choses ne se passent pas de cette manière. Car le sexe apporte parfois la maladie. Et assez gravement… Par exemple, la bactérie « Neisseria Gonorrhoea » est l’une des surprises désagréables qui peuvent arriver en même temps que les émotions sublimes de l’érotisme, déterminant l’apparition de la maladie nommée Gonorrhée. Il s’agit d’une affection sexuellement transmissible, pendant les rapports sexuels sans protection, peu importe leur type (oral, vaginal ou anal). C’est-à-dire une sorte de « full options » que vous ne pouvez pas éviter. La maladie est connue aussi sous le nom de Blennorragie, pouvant être située dans la gorge, dans le rectum, mais aussi dans le col de l’utérus (la partie inférieure de l’utérus ou de la vessie), l’urètre (le canal urinaire) ou dans le vagin… de véritables résidences de luxe pour les microorganismes en question.

En principe, si la maladie est découverte à ses débuts, elle n’entraîne pas de grands problèmes, étant relativement facile à traiter avec des antibiotiques. Mais les problèmes apparaissent dans le cas des personnes vivant avec le virus VIH (et dans ce cas on ne plaisante pas). La blennorragie cause l’inflammation des organes génitaux, et pour cette raison la concentration du virus VIH dans les tissus devient plus grande et bien sûr plus dangereuse. Par exemple, si l’homme est infecté avec gonorrhée, et celle-ci est située dans le pénis, suite à un contact sexuel non protégé, il peut transmettre par le sperme une charge virale jusqu’à 10 fois supérieure que d’habitude. D’autre part, les personnes infectées avec la bactérie « Neisseria » sont plus susceptibles à contacter le virus VIH grâce au système immunitaire affaibli et pratiquer le sexe anal augmente le même risque à 20 fois si l’infection gonorrhéique est située dans le rectum.

Si la maladie n’est pas traitée à temps, elle produit dans l’organisme une série d’autres affections complètement indésirables, car par son évolution relativement incisive, l’infection se propage rapidement, dépassant la zone génitale. Par conséquent, le flux sanguin va être affecté, mais aussi la peau et les articulations, et il peut apparaître aussi de nombreuses maladies cardiaques. Et quand il s’agit du cœur, les choses acquièrent un autre registre… sinistre.

La manifestation de ce diagnostique au-delà de la zone génitale porte le nom d’infection Gonococcica Diseminata. Dans ces cas, les patients peuvent accuser de la fièvre, à laquelle, malheureusement, ils n’accordent pas une grande attention et cela favorise l’apparition des complications extrêmes.

D’une façon isolée, les hommes ressentent des douleurs des testicules qui sont causées par une autre infection (adjacente à la blennorragie non traitée), nommée Epididymite. C’est une sorte de bonus « livré » en même temps que la gonorrhée. En plus, ils peuvent souffrir des inflammations de la prostate ou des cicatrisations de l’urètre et, enfin et surtout, il peut apparaître l’infertilité. Toutes les affections de ce type peuvent être traitées par l’administration des antibiotiques (que Dieu bénit la médecine !).

Les symptômes de la blennorragie varient selon le sexe.

Chez les femmes, dans 80% des cas, les symptômes sont très discrets, étant parfois négligés ou associés à d’autres affections faibles, permettant à l’infection de passer par le col de l’utérus et de propager vers les trompes de Fallope ou vers les ovaires, où il apparaît des abcès, le résultat final étant l’infertilité.

Cependant, si les symptômes de la maladie sont présents, ils prennent forme dans les 2 - 10 premiers jours après l’infection, rarement arrivant à 30 jours, concrétisés sous la forme de sécrétions de démangeaisons/brûlures pendant l’urination.

Les hommes perçoivent d’une manière aiguë les douleurs, les démangeaisons ou les brûlures accompagnés par des sécrétions blanchâtres dans la région génitale et de l’anus. En plus, les testicules et le pénis peuvent présenter des gonflements et l’urination et la défécation sont suivies par des brûlures intenses ou par des démangeaisons (un désagréable cocktail de sensations).

Tant les hommes et les femmes peuvent avoir de faibles douleurs au cou, souvent confondues avec l’amygdalite (si l’infection gonorrhéique se localise dans la région respective).

Les investigations pour établir le diagnostique vont être réalisées seulement par le médecin spécialiste. Attention ! « Le médecin de spécialité » n’est pas le nom d’un site imbécile où tout le monde présente son opinion.

Pour que le traitement soit une réussite, il faut être suivi complètement, intégralement, sans l’interrompre si les symptômes ont disparu. Un autre facteur extrêmement important et efficace pour complètement éliminer le risque de réinfection, est que tous les partenaires sexuels qui ont eu des rapports avec la personne malade, se présentent immédiatement chez le docteur pour une enquête et pour une médication. S’ils en sont beaucoup, peut-être que l’idée de simultanéité est un peu plus impérative et… inappropriée.

Tout au long de la période d’administration des antibiotiques, les rapports sexuels sont interdits.

Pour la prévention, on recommande des consultations et un examen médical périodique. Aaah… même si vous allez faire du jogging ou acheter des fruits de l’épicerie, n’oubliez pas d’avoir avec vous au moins un PRÉSERVATIF ! Vous ne pouvez jamais savoir ce que « le futur vous apporte » !